Avril: Le mois de l’autisme

Témoignage d’une bénévole, maman d’un enfant autiste.

En 2018, être autiste n’est pas facile.  Dans les réseaux scolaires ou de la santé, on a une vision étroite de l’autisme. 

Être autiste est une condition, ce n’est pas la définition de l’être humain qui en est atteint.

Mon garçon ne se retrouve pas dans la définition étroite de ce que les organismes gouvernementaux  offrent.  On a des petits moules carrés bien pensés par des grands fonctionnaires  qui fonctionnent pour 50% des jeunes qui sont bien dans ce moule.  Mais mon garçon est unique,  il a son identité à lui et à la fin il est aussi autiste.  Il n’est pas capable d’être un petit moule carré. Il a, en plus, vécu un événement horrible qui a bousculé sa vie au complet.

Il  a quitté l’école et les organismes qui ne voulaient que le mettre dans un moule.  Il ne savait pas comment communiquer et ne se sentait pas compris. 

J’ai donc guidé mon grand et l’idée de faire du bénévolat au SARS m’est venue.  Il adorait la place pour l’avoir vue à la télévision.   Cela a pris 1 an d’attente pour faire partie de l’équipe.

Il a commencé à faire du bénévolat ici au SARS en novembre 2017.   J’ai vu des étincelles dans ses yeux.  Mon fils, qui était éteint par de durs coups de la vie, reprenait de l’oxygène et de la motivation.   Si fier d’avoir signé son contrat de bénévole.  Si fier de venir travailler.  Il sait que grâce à lui, les petits exotiques sont sortis et  aimés.  Grâce à lui, il fait une différence.  Il  voit l’évolution de certains animaux très craintifs au début qui,  avec le temps, du travail et de l’amour, finissent par s’amadouer.   

C’est important de laisser une place à ces jeunes adultes. Je souhaite qu’on leur fasse une place.

C’est sûr qu’en étant sa mère, j’ai dû arrêter de travailler car je veux l’amener plus loin,  je travaille avec lui, je suis là au bénévolat avec lui pour l’amener à prendre confiance.   Il a tellement à offrir.  J’ai espoir un jour de pouvoir retourner travailler et que mon fils puisse aussi contribuer à la collectivité.  

Merci au SARS de lui permettre de se sentir un citoyen, un humain.  Vous faites la différence dans la vie d’un jeune homme.

Bon mois de l’Autisme, n’oubliez pas se sont des humains tous uniques!

Martine Renaud